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Les sens ésotériques du pèlerinage selon l’Ayatollah Djavadi Amoli

L’Ayatollah Djavadi Amoli, avec la publication de son livre sur les sens ésotériques du Pèlerinage, a montré que les intellectuels musulmans s’intéressent à cette question.
Pour l’Ayatollah Djavadi Amoli, les pèlerins qui se rendent au pèlerinage à la Mecque et récitent la formule spéciale, constituent plusieurs groupes. Comme la foi a des degrés différents, les croyants aussi ont des degrés différents, certains ne s’attachent qu’aux mots et aux pratiques superficielles, d’autres au contenu et au sens de ces rites et de ces cérémonies.
L’Ayatollah Djavadi Amoli, commentateur et philosophe contemporain, fait partie des chercheurs qui ont travaillé et publié des ouvrages sur ce sujet. Dans ses travaux sur la philosophie du Pèlerinage, l’Ayatollah Djavadi Amoli s’est inspiré des versets coraniques et des Revayat, pour donner un avis original dont nous vous présentons quelques aspects.
L’Ayatollah Djavadi Amoli estime que le Pèlerinage a des règles qui exigent une soumission complète. Pour comprendre ces avantages et ces secrets, il présente certains textes des Revayat et des témoignages spirituels sous forme de récits. Ce professeur du centre d’enseignement islamique de Qom considère que si la lutte contre une quelconque invasion étrangère a des avantages évidents, par contre la compréhension des règles et du sens du Pèlerinage est elle, très difficile.
Comment expliquer la station à Mach’ar, l’obligation de se tondre la tête, les sept aller retour entre Safa et Marveh, qu’il est conseillé de courir sur ce parcours et d’autres actions dont les sens secrets nous restent cachés.
Cet aspect est plus évident dans le pèlerinage que dans les autres actions religieuses islamiques.
Feiz a rapporté du Prophète(SAWA) que, lorsqu’il récitait la formule Labbayk, il disait à Dieu «لبّيك بِحَجّة حقّاً، تعبّداً و رِقّاً», c’est à dire «Mon Dieu, j’exécute les rites du pèlerinage et récite ses formules dans la plus grande soumission». Beaucoup de règles du pèlerinage ne sont pas explicables par la raison, c’est pourquoi il récitait cette formule que nous rencontrons aussi lors des prosternations dans la prière.
Avec la formule «Labbayk» nous revêtons l’habit d’Ehram. Il est conseillé au musulman qui porte cette tenue, de répéter la formule jusqu’aux environs de la Kaaba. Selon l’Ayatollah Djavadi Amoli, la répétition de cette formule est un rappel constant de notre alliance avec Dieu à tous les instants de notre vie.
Le Prophète suprême(SAWA) a déclaré: «La soumission qui existe dans les religions précédentes, dans l’islam, se manifeste dans la lutte dans le sentier divin et le Takbir sur les sommets.»
L’Ayatollah Djavadi Amoli explique cette phrase dans son livre "Rahiq Makhtoum" par le «Talbieh», la formule "Labbayk Allahomma Labbayk"(لبيك اللهمَّ لبّيك), que les pèlerins récitent sur toutes les hauteurs.
Dieu nous appelle à une soumission raisonnable, dans la formule coranique «اياي فارهبون». La crainte de l’enfer est naturelle, mais la crainte de Dieu est plus difficile et signifie une peur de la raison et le respect des limites. Il dit à ce sujet: «Le respect impose des limites et des règles de politesse». L’auteur du livre «la connaissance de la religion» estime qu’il faut, car Dieu est sans cesse avec nous, comme le dit le verset «وَ هُوَ مَعَكُم اَينَما كُنْتُم», respecter des limites qui ne sont ni spatiales ni temporelles. Selon lui, ces limites sont des limites idéologiques, c'est-à-dire que l’être humain ne doit plus «voir» que Dieu, ne compter que sur Lui et ne s’attacher qu’à Lui. «Labbayk» signifie «je suis venu près de Toi», et c’est dans ce sens que nous devons comprendre la soumission du pèlerin dans la formule d’ouverture du Pèlerinage, le revêtement de l’habit spécial du pèlerin, et la phrase du Prophète(SAWA): «لبّيك بِحَجّة حقّاً، تعبّداً و رِقّاً».
Certains pèlerins répondent à l’appel des Prophètes, d’autres à l’appel de Dieu. Certains disent: «لبيك داعِي الله، لبيك داعِي الله» C'est-à-dire «toi qui nous a invités à Dieu, nous acceptons ton appel», et sont des pèlerins moyens de Beytollah. Ce sont ceux qui ont répondu à l’invitation du Prophète Abraham(AS): «وَ اَذِّن في النّاسِ بالحج ياْتوكَ رِجالاً و عَلي كُلِ ضامِر ياْتينَ مِن كُل فَجّ عميق».
L’auteur du livre considère que celui qui doit se rendre à la Mecque n’est pas celui qui possède suffisamment de biens, mais celui qui peut effectuer ce voyage sans problèmes. Celui-là doit répondre positivement à l’invitation coranique: «لِله عَلي النّاس حِجُّ البيتِ ...» et avec les autres croyants, dire: «لبيك، ذا المعارج لبيك، داعياً الي دار السلام لبيك، مرهوباً، مرعوباً اليكَ لبيك، لا معبودَ سِواكَ لبيك» en répondant directement à Dieu et non à Abraham(AS), bien que ces deux réponses soient complémentaires. C’est le pèlerin qui fait la différence entre ces deux réponses. Il se peut aussi que quelqu’un réponde à Dieu «لبيك ذَا المعارجِ لبيك» mais en pensant répondre au Prophète(SAWA) «اَذّن في الناس بالحجّ», comme c’est le cas selon l’auteur, dans beaucoup de questions religieuses.
Certains considèrent la lecture du saint Coran comme la répétition des paroles du Prophète(SAWA), mais les saints Imams, dans la prière, répétaient parfois un mot plusieurs fois, comme s’ils l’entendaient directement de Dieu.
Les pèlerins qui se tiennent devant la Kaaba ont la pierre noire à leur gauche et la station d’Abraham à leur droite, alors que la pierre noire est à droite de la Kaaba et la station d’Abraham, à gauche. Le secret est que le rang du Prophète(SAWA) est à droite et celui d’Abraham à gauche, le Prophète(SAWA) qui devant la porte de la Kaaba, récita cette prière: «البيتُ بيتُكَ وَ اَنا ضَيفكَ و اَنَا عَبدُكَ».
Le demi-cercle d’Ismaïl n’est pas la direction des prières mais y est inclus, c’est là où sont enterrés Hadjar(la femme d’Abraham) et beaucoup de Prophètes. C’est par respect pour Hadjar et ces Prophètes que cet endroit a été inclus au parcours des circumambulations.
Le premier coin de la Kaaba est celui de la pierre noire, puis vers le demi-cercle d’Ismaïl le coin Shami, puis le coin Maghrebi, à l’opposé de la porte de la Kaaba, puis le coin Yamani. Cela signifie que, si vous êtes devant la Kaaba, votre gauche est du côté de la pierre noire. Mais la droite de la Kaaba est la pierre noire et le coin Yamanite, et la gauche de la Kaaba, les deux coins Shami et Maghrebi. C’est entre les deux coins Maghrebi et Yamanite que le pèlerin semble «s’accrocher» à Dieu et à Sa grâce.
Ebn Babouyé dans son livre «مَن لا يحضره الفقيه», ainsi que d’autres auteurs, a écrit que l’Imam Sadegh(AS) a dit : «La Kaaba a pris ce nom à cause de sa forme cubique, le sens de ses quatre murs est que le Beyt-ol-mahmour, a aussi quatre murs, car l’Arsh divine, le «Trône sublime» a quatre côtés qui renvoient aux quatre formules «سبحان الله» «الحمدلله» «لا اِله الاّ الله» «الله اكبر».
La forme du temple spirituel de la Kaaba «renvoie» au monde des significations suprasensibles, et du monde des significations au monde de la raison pure, et du monde de la raison pure au domaine de Dieu. Certains pèlerins arrivent à dépasser le simple parcours autour de la Kaaba de pierres, poussés par la crainte de l’enfer ou le désir du Paradis, certains dépassent ce stade et arrivent à l’Arsh divine, comme Hares ben Zeïd qui avait dit: «(Je regardais la Kaaba) comme si j’étais en face de l’Arsh du Miséricordieux»: «كَانّي اَنظُرُ الي عرشِ الرَّحمن بارزاً»
Certains arrivent à percevoir la vérité de la Kaaba et tournent autour d’elle au rythme des quatre formules «سبحان الله» «الحمدلله» «لا اله الاّ الله» «الله اكبر».
Leur prière après ces sept parcours autour de la Kaaba, est aussi récitée en fonction de ces quatre formules, tout comme les sept aller venues entre Safa et Marve, et les stations à Arafat, Mach’ar et Ména, et en fait, se résument en un seul et même mot et une seule réalité.