Spécial Auditeurs du 16 mars 2014 (2ème partie) (Audio)

- Bonjour et bienvenus à cette émission du Spécial Auditeurs, programme, qui vous est présenté en deux volets, chaque semaine.
Revue de vos messages et des sujets culturels, comme toujours, au menu de cette émission. Et quant à cette émission, elle vous parlera d'une figure marquante de la poésie contemporaine classique iranienne et d'un nouveau progrès scientifique enregistré par les chercheurs iraniens. Restez à l'écoute !
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- Comme à l'accoutumée, le programme commence par la revue de vos lettres, mails, messages ou commentaires. Merci, avant tout, à tous nos chers auditeurs ou internautes, qui nous font part de leurs opinions, et c'est parti pour le premier message d'aujourd'hui :
- «ONU : la division politique a poussé la Libye vers le précipice» Ce titre a fait réagir notre fidèle internaute
Magrof, qui nous a écrit :
- En Libye, le terrorisme de DAESH, de l'intérieur, et les bombardements du Général Sisi, de l'extérieur, vont obliger les populations libyennes à fuir leur pays, pour aller se réfugier, dans les camps, sur les frontières algériennes. Ensuite, leurs jeunes seront recrutés par ces mêmes Daeshistes, comme nouveaux terroristes, pour aller détruire l'Algérie. Même la Tunisie sera sacrifiée, pour détruire l'Algérie. C'est toujours comme ça que l'OTAN a fait, en Syrie, Irak, Afghanistan, Pakistan, et ailleurs.
Méfiez-vous ! Les USA et l'OTAN sont bien plus que jamais déterminés à continuer et à accentuer leurs guerres terroristes.
- Merci Magrof de votre commentaire et à la toute prochaine fois. Le message suivant, c'est notre internaute Adel, qui l'a écrit, pour réagir au titre disant : «Nous continuons à soutenir les opposants, en Syrie (Obama)», et Adel de nous en dire :
- Mais qui est donc ce personnage, qui se permet de décider qui présidera la Syrie ? M. Assad a été élu par la majorité des Syriens. Quelqu'un devrait dire, clairement, à Obama, de s'occuper des affaires des Américains, avant de se considérer juge et bourreau du monde.
- Merci Adel et bienvenu au club des internautes et auditeurs de la radio francophone iranienne. Et le dernier message, que nous lisons, dans l'émission d'aujourd'hui, est un e-mail que notre auditeur Jean-Marie nous a écrit, en ces termes :
- Bonjour chers amis de la radio iranienne et un petit bonjour de Bretagne, où je vous écoute, de temps en temps, à la  radio. Voilà chers amis; bonne journée à toute l'équipe et à bientôt sur les ondes ; merci de m'envoyer vos belles QSL. Vous savez, les auditeurs, comme moi, qui écoutent les ondes courtes, depuis 1968, en raffolent et les collectionnent.
Très sincères amitiés radiophoniques
- Cher Jean-Marie, c'est nous qui vous remercions infiniment, pour vos adorables mots d'amitié radiophoniques. En espérant  vous relire, à la toute prochaine fois !
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A la mémoire d'une grande figure féminine de la poésie contemporaine iranienne
- Parvin E'tesâmi est la figure marquante de la poésie contemporaine classique persane, qui a donné son nom à un jour du calendrier iranien. Notre calendrier commémore le 25 de ce dernier mois de l'année solaire, Esfand, et qui tombe cette année, le 16 mars. Et nous avons trouvé intéressant de parler de cette grande poétesse persane, dans cette émission.
- C'est dans le contexte de la Révolution constitutionnelle qu'est né l'un des grands noms féminins de la poésie iranienne, Parvin E'tesâmi, qui naquit, le 17 mars 1906, à Tabriz. Son père, E'tesâm-ol-Molk,  était natif de la province du Guilân, et sa mère, Akhtar Fotouhi, de la région de l'Azerbaïdjan. Son père était l'un des plus grands écrivains engagés de l'époque de la Révolution constitutionnelle et fut amené à fréquenter de grands poètes, tels que Malek-ol-Sho'arâ-ye Bahâr et Dehkhodâ.
- Sa fille, alors, sous le charme de la littérature, fut, très tôt, influencée par ces grands personnages. Dès son enfance, elle apprit l'arabe, l'anglais, et le français, et acquit une grande maîtrise littéraire de sa langue maternelle. Elle put, ainsi, tirer profit de la lecture des journaux et des livres, publiés à Damas, au Caire, à Bagdad et en Europe.
- En 1933, elle se maria avec son cousin, qui était, à l'époque, officier à la préfecture de police, dans la province de Kermânshâh. Elle fut, donc, contrainte de vivre, dans une région éloignée de Téhéran, capitale administrative, et, surtout, culturelle du pays. Cette nouvelle vie, tellement différente de celle qu'elle avait connue, à Téhéran, n'était pas faite pour durer. Après deux mois de vie conjugale, elle divorça et revint chez son père. Elle assuma cet «échec» et ne s'en plaignit jamais.
- En 1935, suite à l'insistance de Malek-ol-Sho'arâ-ye Bahâr, elle publia son premier recueil de poèmes, mais la mort de son père, un an tout juste après cet événement, la plongea dans un profond chagrin. Parvin E'tesâmi contracta la typhoïde et décéda, le 5 avril 1941, à l'âge de 35 ans, à Qom
-Parmi les principales œuvres de Parvin E'tesâmi, il faut citer, en première place, son recueil de poésies, qui comprend 248 poèmes, dont 65 sont sous forme dialoguée. Ses œuvres, au ton, résolument, critique, mettent en relief divers problèmes sociaux de son temps. Plus généralement, on peut classer l'ensemble de ses œuvres en deux catégories : la première catégorie recouvre les textes rédigés, en style khorâssâni, autrement dit, des textes édifiants, qui ont pour vocation d'instruire. Ils sont, en ce sens, proches des poèmes de Nâsser Khosrow. La deuxième catégorie regroupe les poèmes écrits en style arâghi, sous forme de dialogues similaires aux écrits de Saadi, et qui restent les plus connus.
- Ses poèmes sont chargés de significations, et très souvent, de concepts métaphysiques. Sont abordés, entre autres, les thèmes de la vérité, de la spiritualité, de l'arrogance ; la douleur de la pauvreté, la discrimination, les différences de classes sociales, ainsi que la sympathie, pour les démunis et les opprimés.
- L'engagement politique de ses œuvres est tel que sa poésie a été étiquetée, par certains critiques, comme étant «politique et morale», plutôt que sociale. Son courage et sa nature de libre penseuse prennent, d'ailleurs, souvent le dessus, et l'on se souvient de l'utilisation qu'elle fit de ses thèmes de prédilection, sous le règne despotique de Rezâ Shâh.
- Sur sa tombe est gravé un poème qu'elle a, elle-même, rédigé :
- Celle qui gît sous cette terre obscure
Est Parvin, l'étoile de la littérature
- Elle n'était point heureuse, dans ce monde
Sa poésie était, pourtant, aimable et mûre
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Une plante et épice aux vertus curatives, revisitée par la nano-pharmacie
- S'il y un épice, qui se trouve presque dans toutes les maisons iraniennes, c'est le curcuma. Les effets  bénéfiques de cette plante sur l'accélération de la cicatrisation des plaies sont reconnus par la médecine traditionnelle. Cette plante, aux effets miraculeux, a été, maintenant, utilisée dans la production d'un nano-médicament, à en croire l'agence estudiantine iranienne !
- Les chercheurs iraniens ont conçu un système de délivrance de médicament anti-infection, à partir des extraits du curcuma et des polymères naturels. Ce nano-médicament cicatrise les plaies et écarte l'infection par ses vertus anti-bactériales.
- A en croire les chercheurs, dont le Dr. Mirza Ali Jahromi, diplômé de l'Université de Tarbiat Modars, en immunologie médicinale, l'objectif de ce projet de recherche consistait à concevoir un nano-système de médicament, sans danger, et efficace, pour libérer, de façon ciblée, la curcumine, pigment principal du curcuma, dans les tissus infectés.
- Publiés par l'Iranian Journal of Biotechnology, les résultats de cette étude montrent que le nano-médicament proposé  pourrait remplacer une vaste gamme d'antibiotiques.
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- Chers auditeurs, notre émission se termine ici. N'hésitez pas à nous faire part de vos suggestions et critiques, sur tous les programmes diffusés par notre radio. Avant de se dire au revoir, je rappelle, aussi, que vous pouvez suivre les pages Radio Francophone, Palestine libre, Afrique IRIB, Islam IRIB et Culture iranienne, sur Facebook. Vous y trouverez des sujets intéressants auxquels vous pourrez réagir. Et n'oubliez pas, vous pouvez nous proposer des sujets culturels touchant l'Iran ou votre propre pays. Au revoir !