Le récent discours de Nasrallah : les points saillants !

C’est vrai qu’il exerce une influence remarquable au Moyen-Orient.
Cependant, le secrétaire général du Hezbollah libanais parle, en toute modestie, du dialogue et de la signature d’un accord d’entente, prévenant une éventuelle agression de l’ennemi sioniste, un accord pouvant renforcer les chances de parvenir à une solution politique au Liban.
Selon l’agence de presse Tasnim, Ghaleb Ghandil, analyste des questions stratégiques du Moyen-Orient, a rédigé un article pour le site web Ash-Sharq Al-Jadid dans lequel il a fait allusion au récent discours du secrétaire général du Hezbollah libanais, Seyyed Hassan Nasrallah. Lors de son récent discours, le secrétaire général du Hezbollah libanais, Seyyed Hassan Nasrallah, a appelé les différents groupes et leaders libanais à ne pas s’appuyer sur les ententes internationales et régionales visant à établir un compromis au Liban et à arrondir plutôt les divergences de vue. Le leader de la Résistance a ensuite exhorté les Libanais à prendre part à un mouvement d’envergure avec pour objectif de parvenir à une entente interne au Liban et de réduire les tensions. Il a qualifié de positives les rencontres en cours entre les groupes rivaux.
Voici des points du discours de Nasrallah qui méritent réflexion du point de vue de Ghaleb Ghandil :
Primo, grâce à son statut à la tête de l’axe de la Résistance et à ses alliés notamment la Russie et la Chine, Seyyed Hassan Nasrallah est conscient, non seulement du processus des conflits, des contacts, des entretiens et des occasions de compromis, mais en plus des programmes secrets et manifestes des grandes puissances.
Les experts des questions internationales soulignent que la prévision d’un calendrier précis pour la restauration d’une entente régionale n’est possible pour le moment eu égard des conflits, des tensions et des divergences qui marquent l’ambiance du Moyen-Orient, voire de la planète. En outre, les puissances interventionnistes ne voient pas en situation du Liban une priorité. Le bras de fer se poursuit entre la Russie et les Etats-Unis et aucun signal positif ne se voit concernant le réchauffement de leurs relations. D’autre part, l’Iran et les Etats-Unis sont toujours en litige au sujet de la conclusion d’un accord nucléaire global d’autant plus qu’une guerre se déroule en douce entre la Chine et les Etats-Unis concernant l’équation des conflits sur tous les fronts dont et surtout en Syrie, en Irak, au Yémen, à Bahreïn et en Libye.
Tout cela explique pourquoi la situation au Liban ne se trouve pas en priorité.
Secundo, la conclusion d’un accord d’entente au Liban pourrait toucher tous les niveaux de la crise. Tout accord concernant la crise au Liban pourrait ne pas se limiter de la nomination d’un président. Si les Libanais parviennent à une entente sur les changements, les réformes politiques, la Constitution et les lois administratives, la stabilité de long terme du Liban sera garantie. Une telle entente aidera le Liban à sortir de l’impasse actuelle et à neutraliser les actes extrémistes dont ceux des groupes takfiris.
Tertio, Seyyed Hassan Nasrallah a parlé en toute modestie du soutien du Hezbollah et de l’armée libanaise aux chances du dialogue sur un système défensif de dissuasion censé neutraliser les dangers de l’ennemi sioniste à tout moment.
Dans le même temps, le Hezbollah libanais a déjà fait preuve de sa puissance en faisant face à des dangers des groupes terroristes et takfiris sur les frontières ainsi qu’à l’intérieur du Liban. Il va de soi que le Hezbollah est capable de renforcer les chances d’une solution politique au Liban. Alors, il revient à d’autres groupes libanais de servir de cette occasion pour lancer un dialogue interne.
Les expériences passées font preuve de la maturité politique et de la perspicacité des leaders de la Résistance qui n’optent pour aucune position égoïste, malgré leur rôle influent dans la région, reconnu par la communauté mondiale.